Transition énergétique du parc immobilier de l'UE

19 July 2016 par Yamina Saheb
Transition énergétique du parc immobilier de l'UE

Le rapport estime le marché de la rénovation énergétique de l'UE à 109 milliards d'euros en 2015 et 882 900 emplois. La taille du marché de la rénovation de l'UE pourrait augmenter de près de la moitié si un objectif de 40 % d'économies d'énergie est adopté pour 2030. Cela permettrait de créer plus d'un million d'emplois supplémentaires. La première étape vers cette transformation consiste à combler les lacunes et les failles identifiées dans les 14 instruments européens existants visant à accroître les investissements dans la réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments et des émissions de GES qui y sont liées. Un tel cadre global permettrait de rationaliser les rapports et d'assurer la cohérence entre les dispositions relatives aux investissements, au climat et à l'énergie qui figurent actuellement dans au moins 14 instruments politiques de l'UE. Il simplifierait également la mise en œuvre pour les États membres, éviterait les doubles comptages et faciliterait le contrôle de la conformité. Il s'agit de la première étape de cette transformation et elle permettrait de combler les lacunes et les failles des 14 instruments existants en visant l'instrument "Efficacité d'abord". Il propose une recommandation spécifique pour chacun des cadres, comme l'exige le paquet "Mieux légiférer".


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Le rapport intitulé "Energy Transition of the EU Building Stock - Unleashing the 4thIndustrial Revolution in Europe" estime le marché de la rénovation énergétique de l'UE à 109 milliards d'euros en 2015 et à 882 900 emplois. Il montre que la taille du marché européen de la rénovation énergétique pourrait augmenter de près de la moitié par rapport au marché actuel si un objectif de 40 % d'économies d'énergie est adopté pour 2030. Cela permettrait de créer plus d'un million d'emplois supplémentaires.

L'augmentation de la taille du marché émergent de la rénovation énergétique dans l'UE nécessiterait la conception d'un cadre global, intégré et rationalisé pour les bâtiments, fondé sur le principe de l'"efficacité d'abord". Un tel cadre global permettrait, comme l'exige le paquet "Mieux légiférer", de rationaliser les rapports et d'assurer la cohérence entre les dispositions relatives aux investissements, au climat et à l'énergie qui figurent actuellement dans au moins 14 instruments politiques de l'UE. Il simplifierait également la mise en œuvre pour les États membres, éviterait les doubles comptages et faciliterait le contrôle de la conformité. La première étape de cette transformation consiste à combler les lacunes et les failles identifiées dans les 14 instruments communautaires existants visant à accroître les investissements dans la réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments et des émissions de GES qui y sont liées. Le rapport propose une recommandation spécifique pour chacune des lacunes et des failles identifiées.

Le cadre d'investissement "Efficacité d'abord" proposé pour les bâtiments en matière de climat et d'énergie nécessiterait une nouvelle structure de gouvernance au niveau de l'UE, notamment la mise en place d'un facilitateur européen pour la rénovation énergétique et d'un mécanisme européen de partage des risques. Cela donnerait à l'industrie la confiance nécessaire pour investir dans l'industrialisation de la rénovation énergétique, ce qui déclencherait la quatrième révolution industrielle en Europe. Le rapport suggère les premières étapes vers la conception d'un tel cadre.